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02/10/2018

La minisculite ou la vie par le petit bout de la lorgnette

Depuis quelque temps, l'information télévisuelle (mon objet préféré d'énervement) est non seulement moutonnière (toutes les chaînes traitent les mêmes nouvelles en boucle) mais atteinte d'une maladie dangereuse : la minisculite aigüe.

Par hasard hier vers 18h je vagabondais sur le PAF, quand je vis mon Président entouré de jeunes antillais aux gestes de leur âge, provocateurs comme il se doit, surtout pour des selfies. Pas de quoi fouetter un chat !

Aussitôt la sage présentatrice de C dans l'air, un peu gênée, se demande si cette gestuelle sied bien à un président de la République par ailleurs un peu débraillé. L'excellent David Revault d'Allonnes du Journal du Dimanche explique alors avoir été témoin de cette scène car il accompagnait M.Macron aux Antilles. Il replace ce non-événement dans son contexte. Un détail. Rien à voir. Passons dit-il. Aussitôt un autre journaliste commence à pérorer sur la fonction présidentielle qui se délite comme l'ont expliqué les voix des LR et de Marine Le Pen le matin même... M. D'Allonnes semble excédé.

Je coupe, excédé moi aussi, et passe à France Inter qui diffuse des reportages passionnants sur la vie du monde comme il va.

Je retourne vers mon poste de télé vers 19h30 et j'essaie la 4. Patatras : Revault d'Allonnes et arrivé là et doit débattre des mêmes conneries pour, semble-t-il, son grand désespoir...

Ce non événement ne méritait pas davantage que les quelques secondes que lui consacra Canteloup sur la 1. Pour rire. Et là c'est bien et suffit largement...

Pourquoi cette minisculite ? Pourquoi faire de M. Bennala le centre de l'information parisienne par exemple ? Pour servir les oppositions en mal de critique ? N'y-a-t-il pas mille sujets plus importants pour notre vie cérébrale, notre vie tout court ? Et ne parlons pas de telle journaliste télévisuelle qui reprend des propos que Canteloup a prêtés à M.Mélanchon... On atteint le fond du trou audiovisuel. 

Parlons aussi de ces pauvres présentateurs des météos télévisées : ils se sentent obligés de se réjouir du beau soleil (on dit aussi "souleil" parfois, il paraît que cela vient du sud de la France ?) et du temps sec et tutti quanti... Pauvres hères, vous feriez mieux de vous mettre à genoux pour qu'il pleuve sur nos terres déssechées par l'été et sur nos plantes grillées par la chaleur. Mais non, il fait beau, "c'est bon pour le moral".

Non. J'ai vécu dans le Sahara, j'ai aussi connu une sécheresse terrible au Ghana, j'ai vu l'extraordinaire puissance de la nature dans ces contrées. Nous, Européens gâtés par notre climat tempéré, n'avons pas suffisamment conscience de ce qui nous attend. On devrait ouvrir les yeux et surtout ceux des journaslites qui sont censés nous parler du climat. Sinon le réveil va être très dur pour nous tous !

Si on pouvait relancer l'éducation populaire qui a tant fait au XXème siècle pour ouvrir les esprits, ce serait formidable.  Je sais ce "populaire" sent un peu le communisme mais n'empêche que les auditeurs des radios d'alors apprenaient ainsi. Et on était sur le principal et non pas sur l'accessoire, comme on dit en Droit !

Hiérachie dans l''information comme dans tous les domaines, telle devrait être notre priorité.

 

 

 

12:40 Écrit par Jean Julien dans Billets d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) |