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18/02/2019

Zoé, le véhicule électrique de Renault à usage limité, une précision importante

Je précise, qu'outre l'achat ou la location vente de la Zoé, vous êtes contraint par Renault de louer la batterie. Il est vrai qu'elle coûte 8 000 €. Donc chaque mois vous payez 79 € pour faire quelques kilomètres à un prix intéressant puisque l'électricité en France demeure très abordable. Mais 79 € cela fait environ 57 litres d'essence... Ce qui fait beaucoup de kilomètres (plus de 600...), quand vous le souhaitez, pour la distance que vous souhaitez. Et vous faites le plein en 5 mn... 

12:25 Écrit par Jean Julien | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : renault, zoé, véhicule électrique |

15/02/2019

Zoé, le véhicule électrique de Renault à usage limité

Si vous avez l'intention de passer du moteur thermique au moteur électrique, réfléchissez bien. Et n'écoutez pas les conseils de Renault. Vous risqueriez de vous retrouver avec une batterie vide au beau milieu d'un trajet.

Le véhicule Zoé est confortable, très facile à conduire, le moteur électrique est nerveux. Pas de boîte de vitesse.

Tout se gâte quand on veut sortir des circuits urbains. La Zoé est donnée pour une autonomie de 300 km. Selon des tests réalisés par le constructeur bien sûr. En fait la recharge de la batterie atteint au maximum 280 km, voire 210 parfois. De manière erratique. En ville, ou pour des courts trajets, le kilométrage disponible ne pose pas de problème. Un conducteur qui fait 100 km par jour et rentre chez lui le soir, peut utiliser ce véhicule sans souci. Et sans polluer (du moins avec le moteur). En profitant de la recharge de la batterie dans les descentes ou au freinage.

Tout se gâte avec des trajets plus longs. Dès que la Zoé dépasse les 85 km/h, la batterie se décharge très vite. Par expérience personnelle, réaliser dans une journée un aller/retour sur route de 90 km (180 km) est impossible. Inutile de prendre l'autoroute, il vaut mieux rester sur les routes départementales à 80 à l'heure. Arrivé au terme de vos 90 km il vous faut recharger et là cela se gâte un peu plus. Il faut trouver une borne en état de marche. Sur le secteur, sans borne spéciale, il faut compter 1 heure pour recharger 10 km. Quand vous avez parcouru 100 km, il faut donc 10h. Avec une borne dite rapide, vous divisez le temps par 2. Mais c'est tout à fait théorique. 

Pour résumer, je pars chargé à bloc, disons à 250 km. Arrivé au bout de mes 90 km, il restera 110 km disponibles. Recharge de 11 h ou de 6 h minimum. Difficile dans ces conditions d'effectuer de longs trajets. Pour couvrir 900 km il faut plusieurs jours... 

Véhicule urbain ou de court trajet, la Zoé ne devrait pas être conseillée à des automobilistes qui effectuent régulièrement de longs trajets (disons plus de 100 km dans la journée...). Je vais revendre la mienne non sans mal pour des raisons administratives. Il va falloir que je me déplace dans les Pyrénées-Orientales depuis Paris en TGV et louer une voiture à Perpignan... Cela me coûtera moins cher que les 6 jours de trajet nécessaires pour couvrir les 900 km à l'aller et autant au retour. Tout en laissant la Zoé au parking. Pas très rentable ni très rationnel tout cela...

10:46 Écrit par Jean Julien dans Billets d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : zoé, renault |

05/02/2019

Marcel Hoisnard

Par une conversation familiale, j'apprends récemment qu'un de mes grands-oncles paternels d'Ille-et-Vilaine, Jules Hoisnard (un frère de mon grand-père donc), aurait eu un fils tué durant la guerre 14-18. Ce tonton Jules (comme je l'ai toujours entendu appelé) était employé des Chemins de fer de l'Ouest (ancêtre de la SNCF) et avait pris sa retraite à Janzé près de La Couyère, son village natal.

Piqué par la curiosité, je profite d'un déplacement chez mes cousins bretons pour me rendre à Janzé. Tout d'abord au cimetière où je ne retrouve pas la tombe de Jules. Je me rends alors au Monument aux Morts et j'y découvre un M. Hoisnard. Contactée, la mairie de Janzé me confirme l'existence d'une tombe achetée en 1920 par Jules. Mais elle ne dispose d'aucune information concernant les occupants de cette concession. Aucune trace non plus d'un M. Hoisnard dans l'état civil. Par contre j'apprends que tonton Jules est mort en 1941 à Janzé. Selon une de mes tantes, son épouse Marie Julie Massé (mariage avec Jules en janvier 1896 à La Couyère), serait décédée vers 1920, vaincue par le chagrin d'avoir perdu son fils à la guerre. Aucune trace d'elle dans l'état civil de Janzé. M. Hoisnard est introuvable sur le site Mémoire des Hommes qui regroupe les soldats engagés pendant la Grande Guerre. 

Jules est né en 1873 à La Couyère (35). Il est le numéro 3 des 9 enfants de mon arrière-grand-père André et de son épouse Sainte-Perrine Desrivières. Par les documents militaires de Jules retrouvés sur le site Mémoire des Hommes, j'apprends qu'il résidait en 1896 à Dreux. Il a effectué son service militaire de 1894 à 1897 à Rennes. 3 ans. L'état civil de Dreux n'a aucune trace d'un M. Hoisnard fils de Jules et de Marie. La mairie de Janzé m'envoie alors les documents concernant la concession au cimetière de Janzé et j'apprends qu'en 1920, Jules résidait à Argentan dans l'Orne. La mairie d'Argentan me révèle qu'il y a bien un Marcel Amand Léon Hoisnard dans l'état civil des décès, né le 16 janvier 1897 à Sainte-Gauburge (Orne) sur la ligne de chemin de fer Paris-Granville. Il a été incorporé le 7 janvier 1916 à 18 ans. Il est mort à 21 ans dans un hôpital militaire le 9 juillet 1918 au Fayel dans l'Oise des suites "d'une plaie pénétrante thorax par éclat d'obus (sic)." J'ai retrouvé ses documents militaires grâce à la mairie d'Argentan. Ils figurent aux Archives départementales de l'Orne.

Marcel est cité sur deux Monuments aux Morts. Celui de Janzé où son père a pris sa retraite.

 

Janzé Monument aux Morts Hoisnard.jpg

Monument aux Morts de Janzé (35) M. Hoisnard est 9ème à partir du haut

 

Argentan Orne Hoisnard monument aux morts.jpg

Monument aux Morts d'Argentan (61), photo transmise par la mairie d'Argentan. M. Hoisnard est 3ème en montant à droite.

Cette double mention n'est pas rare. La mairie de Janzé ne dispose d'ailleurs d'aucune information sur les soldats figurant sur le monument. Je cherche maintenant à savoir si Marcel a une sépulture militaire ou s'il est enterré à Janzé. Selon mes recherches, je décompte 5 engagés de mes familles en 14-18 : 2 du côté paternel, 3 du côté maternel. Trois morts : Louis Bredeloux à 24 ans en 1918, André Hoisnard à 31 ans en 1914 et son neveu Marcel Hoisnard 21 ans en 1918. Ont survécu Alfred Bredeloux, mon grand-père maternel et Julien David mon grand-oncle maternel. 

Les sortir de l'ombre est indispensable. Pour leur mémoire. Pour les années et les vies qu'ils ont sacrifiées. Pour mieux sentir le fil qui nous rattache à eux.