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28/08/2014

Devinette

Au fil de l'été, j'ai glané cette déclaration dans la presse :

"L'équipe d'Allemagne s'est ouverte, y a des Turcs..., sauf que, depuis qu'il y a ça, ils ne gagnent plus, et ils vont perdre contre le Brésil (...). L'Allemagne, elle gagnait quand il n'y avait que des dolichocéphales* blonds." 

Qui s'est exprimé ainsi sur une chaîne de télévision à l'occasion de la dernière Coupe du Monde de football ? 

* Forme allongée du crâne prétendument caractéristique des peuples du nord de l'Europe. 

 

 

13/08/2014

Mortelle passion pour le selfie

Selon Wikipedia, je cite : " un selfie (déclinaison du terme anglais self « soi », interprétée dans le contexte comme « pour soi » ou « étant seul »), autophoto ou encore égoportrait au Québec, est un autoportrait photographique réalisé avec un appareil photographique numérique, un téléphone mobile (téléphone intelligent ou photophone) voire une webcam puis téléversé sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, Tumblr, et autres Flickr) pour renseigner son profil ou son avatar, pour documenter sa présence dans un lieu ou auprès de quelqu'un (notamment une photo volée ou consentante à côté d'une célébrité), partager son état du jour, publier certaines scènes particulières."

Le site d'information Atlantico relaie une information qui montre à quel point cette mode du selfie conduit ses adeptes à des comportements extrêmes. Un drame survenu à Cabo de Roca au nord de Lisbonne (Portugal) samedi dernier (9 août 2014) en constitue une triste illustration. Une famille polonaise visitait le site dont on dit qu'il s'agit du point le plus avancé d'Europe vers l'ouest. Les falaises sont hautes de plus de 80 m. Les parents polonais ont voulu prendre un selfie au bord du précipice. Trop près du bord. Ils ont trébuché et basculé dans le vide devant leurs enfants de 5 et 6 ans.

Chute mortelle. Sous les yeux de leurs enfants. Pour un selfie.

Notre Terre n'est pas seulement un décor pour des photos de soi qui n'ont de valeur que si elles sont démultipliées et vues par des centaines de correspondants. Ce couple de polonais a payé le prix fort pour cet oubli. Après le virtuel, le retour au réel. 

Cette parabole incitera-t-elle à quelque réflexion les adeptes des réseaux sociaux ? Rien de moins sûr, ils ne lisent pas mon blog. Je n'y poste aucun selfie... 

 

 

 

06/06/2014

De l'Elysée à Saint-Denis

 

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Détail d'une mosaïque, façade de commerce, Arles-sur-Tech, Pyrénées-Orientales

 

"We are not amused."

Elisabeth II du Royaume Uni

 

Quel spectacle nous offre la classe dirigeante française depuis quelques années ! Il mérite quelques lignes. Je ne prétends pas être exhaustif dans si peu d’espace. Je souhaite simplement livrer quelques réflexions et observations, lancer des pistes.

Depuis l’éviction de Jospin de la présidentielle de 2002, notre monde politique semble déboussolé. Quand en 2007 prennent fin les 12 années d’apathie totale de l’ère du roi fainéant Chirac, la France a besoin de mouvement. Nicolas Sarkozy est élu à la présidence de la République. Alain Badiou publie en octobre 2007 un ouvrage au titre fameux De quoi Sarkozy est-il le nom ?*. Il y montre que le nouveau président de la République française n’est rien en tant que tel mais qu’il est le représentant des puissances de l’argent et qu’il agit en leur nom à la tête de l’Etat. Badiou a raison. Je ne reprendrai pas ici la longue litanie des cadeaux distribués aux plus riches par Sarkozy. Je ne reviendrai pas non plus sur l’accroissement énorme de la dette de la France sous son ère, en-dehors des effets de la crise de 2008. Sarkozy a bien renvoyé l’ascenseur.

Sarkozy est donc  le nom de « l’argent », des riches. Les récentes affaires au sein de l’UMP montrent avec quelle cynique arrogance lui et ses proches ont géré financièrement ce parti et financé la campagne présidentielle de  2012. Les Copé, les Lavrilleux, les préfets Lambert et autres sbires ont magouillé en utilisant comme paravent la société Bygmalion, créée par des proches de Copé. Il est probable qu’on commence à peine à découvrir la partie émergée de l’iceberg. On peut compter sur les vieilles haines au sein de l’UMP pour que le déballage se poursuive.

Ces histoires de financement occultes ne datent pas d’aujourd’hui : les rétro commissions de la campagne Balladur-Sarkozy de 1995, les financements par Kadhafi de la campagne de Sarkozy de 2007, et d’autres (les Bettencourt par exemple).

La gauche n’est pas épargnée : Cahuzac et son compte en Suisse avec en prime le mensonge d’Etat en direct. Cahuzac joue cependant petit (moins d’un million d’Euros…), c’est un peu minable. Strauss-Kahn et ses frasques sexuelles : l’argent il en a suffisamment et depuis toujours pour se payer toutes les putes du monde, marocaines, guinéennes ou lilloises. Tapie (ni de gauche ni de droite) qui a négocié avec les plus hautes autorités politiques françaises dès Sarkozy élu  le montant de son indemnisation dans l’affaire Adidas (près de 500 millions d’€)…

Cette déliquescence d’une partie de notre classe dirigeante décourage maints électeurs et/ou les poussent dans les bras de l’abstention et du FN. Quand le seul moteur devient l’argent et l’accumulation de richesses, on voit ce qui se passe. Il ne s’agit pas de libéralisme mais bien plutôt de  libertarisme, doctrine qui gagne du terrain, prône la disparition des Etats et donc de l’impôt. L’intérêt général est jeté à la poubelle. Chacun pour soi. L’argent comme fin en soi. L’argent corrupteur. L’argent destructeur.

Freud assimilait l’argent à la merde. Et il avait raison. Il n’a de valeur que si on l’utilise comme engrais, qu’on le recycle. Il doit être redistribué, ventilé. Sinon il pue. Bernard Maris a publié il y a quelques mois un ouvrage sur Capitalisme et pulsion de mort. Il a raison, le consumérisme et l’accumulation de biens, à outrance, conduisent à notre fin. Pourquoi pas ? « A chacun sa merde » comme je l’ai entendu il n’y a pas si longtemps. « Le monde court à sa perte et tant mieux » disait notre chère Duras.

Je ne crois pas à cette résignation égoïste et la Duras savait se faire provocatrice. Nous ne sommes pas tous, loin s’en faut, devenus libertaires. Un récent gagnant du Loto a donné à des associations 50 millions des 70 qu’il avait gagnés. Il a eu bien raison : que faire au-delà d’un certain montant de tout cet argent ? Avec les 20 millions qui lui restent, il vivra confortablement (800 000 € de revenu annuel avec cette somme placée à 4 %) et avec la satisfaction d’avoir été généreux.

Au-delà de cette crise libertaire qui touche une partie de la société française (pas toute,  loin de là), je pense que notre pays traverse une crise structurelle. Notre constitution est caduque et entrave la bonne marche de notre pays. Il faut s’interroger sur cette bicéphalité (Président de la République et Premier ministre) de plus en plus incompréhensible et toxique (je cède à un adjectif à la mode). A quoi sert le sénat ? Nos régions n’ont pas assez de pouvoir, notre pays est encore beaucoup trop centralisé.

Simplifions. Nous avons besoin d’un vrai chef de l’exécutif et d’un seul, issu du Parlement, et d’un Président de la République, symbole et garant de la République, la représentant en France et à l’étranger, mais ne gouvernant pas. Sa désignation ne revient pas au suffrage universel. Ce Président devrait d’ailleurs quitter l’Elysée symbole monarchique d’un autre temps et s’installer dans un lieu solennel tel les Invalides (il y a de la place), le château de Vincennes (De Gaulle y avait songé). Ma préférence irait à Saint-Denis : la République y dispose d’un magnifique bâtiment dévolu à l’Institution de la Légion d’Honneur. Il s’agit de l’ancienne abbaye située près de la basilique où reposent maints de nos rois de France. Contradiction : non. Signe de la continuité de l’Etat français en dehors de Paris et des hôtels particuliers construits par nos rois pour leurs favorites. Pour ne pas employer un autre mot.

 

 

* http://www.editions-lignes.com/DE-QUOI-SARKOZY-EST-IL-LE-NOM.html

11/05/2014

Tolérance

Un jeune gitan, Kendji, désigné par le public champion de l'émission Voice (TF1).

Un travesti, Conchita Wurts, - improbable femme à barbe - désigné champion du concours de l'Eurovision...

Les oiseaux de mauvaise augure qui disent avec acharnement que les Français sont racistes et que les Européens sont machistes ont du souci à se faire, surtout quand on sait que ce sont des jeunes qui pour l'essentiel votent dans le cadre de ces concours. L'Eurovision est aussi très prisée par les "gays" (je n'aime pas ce mot mais "homosexuel" est encore pire) qui organisent des soirées spéciales ce jour-là et votent beaucoup.

Je me réjouis à titre personnel de ces deux événements qui montrent que la tolérance gagne du terrain en Europe.

 

25/04/2014

TF1 se moque vraiment de nous

Avez-vous visionné sur la toile ou à la télévision la dernière promotion de TF1 pour elle même ?

Si vous en avez le loisir, cela dure 45 secondes, vous entendrez (prononcées par une voix très sombre) et lirez un certain nombre d'affirmations relatives aux Français, du style :"Les Français font la gueule, ils sont racistes, perdants, fainéants...". Ces propos sont démentis par des images qui viennent contredire les affirmations. Et TF1, qui ne manque pas d'air, termine sur un : "Partageons des ondes positives !". C'est à en rester baba.

Cette chaîne met en avant depuis des années dans tous ses journaux télévisés, celui de 13h battant tous les records, tout ce qui va mal dans notre pays. Les chiens écrasés, les usines qui ferment, les vieillards agressés, les musulmans qui nous envahissent, les émigrés violeurs, j'en passe et des meilleures. Comment s'étonner qu'ensuite des villages, où aucun étranger n'a jamais mis les pieds et où il n'y a jamais eu de vol, votent à plus de 50 % pour le Front national ? C'est ce que j'appelle "l'effet TF1". On ne vote pas pour "ce qui est" mais pour "ce qu'on voit" dans les journaux de TF1. Certains n'osent même plus sortir de chez eux... J'en connais.

Que faire dans ce pays champion du monde du pessimisme, au dernier rang derrière les pays en guerre, les pays où certains vivent avec 1 euro par jour ? Supprimer les journaux télévisés de TF1 et ceux de France 2 qui ne valent guère mieux : ce serait de salubrité publique. J'entends déjà ceux qui vont dire que c'est l'actualité qui est triste et que les journalistes n'y sont pour rien. Ce n'est pas vrai. Les journalistes sont responsables de la présentation, de l'ordre des annonces et des explications. Ils hiérarchisent. Regardez les journaux d'Arte, vous verrez la différence. 

Et voilà que France 3 s'y met (ajout du 26/04) !

En ouverture du journal du 25/04 à 19h30, uniquement des faits divers (deux affaires de viols) dignes du défunt France-Dimanche. Le journal n'offre aucune ouverture vers l'Europe, le monde. Uniquement de l'anxiogène propre à enfermer les téléspectateurs dans leurs phobies.

Et puis il y a ce ton moralisateur à propos de l'affaire de viol survenue dans le métro de Lille : "ils n'ont rien fait ces salauds qui ont tout vu, même pas tiré le signal d'alarme". Elle y était la journaliste qui pérore ? Immédiatement me revient une autre affaire pas si ancienne où une jeune femme affirmait avoir été victime d'un viol dans le RER. Qu'avions-nous alors entendu ! Même Chirac s'était joint au concert. Mais elle avait menti la jeune femme, pour se faire remarquer. En fait, il ne s'était rien passé... La situation est cette fois différente, les faits semblent avérés. Mais à mon avis, ce genre d'info ne mérite pas de figurer dans le journal d'une TV nationale.

 

30/03/2014

Réclames

 

Depuis quelques semaines, je suis chaque jour contrarié par deux publicités qui passent sur les ondes de France-Inter et sont, à mon avis, contre-productives.

L'une pour (ou contre ?) le Fonds pour la recherche médicale : des voix, qui ont l’air de s’en foutre totalement, énumèrent une liste infernale de maladies  et provoque un effet repoussoir. On a le sentiment qu’on ne pourra pas échapper à l’une ou à l’autre (ou à l'ensemble...) de ces pathologies…

L'autre pour le Comité catholique contre la faim (CCFD) qui donne une fois de plus une vision misérabiliste de l'Afrique et du Brésil (Pourquoi ce pays ? Pourquoi pas d’autres d’Amérique du Sud ?). Le ton employé est en même temps arrogant : « Je reviens de voyage, je n’ai vu QUE des choses horribles telles la guerre et la sécheresse… ».  Bref encore une réclame qui ne donne aucune envie de contribuer.

En interpellant les auditeurs par une présentation négative, ces pubs ratent leur cible. L'Afrique n'est pas seulement un champ de ruines en guerre ravagé par la sécheresse. Certes certains pays connaissent des conflits, certaines zones manquent de pluie. Mais je me rends assez souvent sur ce continent pour savoir que beaucoup de pays sont en paix, progressent à leur rythme et ne connaissent pas la sécheresse. Et au lieu de laisser entendre qu'on passera tous par le cancer, l’Alzheimer et autres joyeusetés, on ferait mieux de parler de la recherche qui avance... Ce qui paradoxalement est l’objet du Fonds, mais cet objet est occulté par l’accroche maladroite.

Bref on ferait mieux de présenter le verre à moitié plein au lieu de celui à moitié vide. Mais je crois que la tendance est au verre totalement vide... Et au négatif. Par principe. C’est tendance. Et on s’étonne que les Français n’aient pas le moral !

 

13/07/2013

Espérance de vie : laquelle ?

Je reprends un courrier des lecteurs du Nouvel-Observateur qui me semble bien poser la problématique du grand âge à notre époque, avec le brin d'humour qui s'impose.

Début de citation :

« Espérance de vie : laquelle ?

Conséquence des progrès médicaux, sanitaires, alimentaires, notre espérance de vie s'accroît de mois en mois chaque année, paraît-il. Économistes et gouvernants en déduisent qu'il nous faut travailler plus longtemps. Mais à quel moment de notre vie s'ajoutent ces 3 mois annuels ? Par un progrès scientifique inédit, l'humanité aurait-elle gagné du temps sur le temps ? Sexagénaires et septuagénaires, nos années de vie comporteraient-elles 15 mois, vivrions-nous 455 jours par an durant cette tranche de vie ? Et travaillant un peu plus, nous aurions encore de vertes années devant nous.

Non, cet allongement de l'espérance de vie se fait à l'autre bout. On gagne des années de déambulateur, des années de fauteuil roulant, puis grabataires et petites tapes affectives sur les mains. Et à rallonger sans cesse le temps travaillé, on pourra réécrire l'énigme du Sphinx : »Quel est l'animal qui passe sa vie dans la dépendance ? L'homme : dépendant des parents, puis du patron, puis des enfants. » Alors, messieurs les savants, puisque vous pouvez rallonger les années en bonne santé, arrêtez le progrès, et si vous le pouvez, faites un progrès juridique en libéralisant l'euthanasie, afin que nous puissions partir la tête encore haute avant de n'être plus qu'un légume... même pas bio.

Christian Ricaud »

Fin de citation.

Courrier des lecteurs du Nouvel-Observateur du 4 juillet 2013

05/03/2013

Francophonie

Je reproduis ci-dessous avec malice la chronique de Jérôme Garcin dans le Nouvel Observateur du 28 février 2013. Il y épingle ces "fameuses" journées de la langue française qui m'ont tant occupé, ainsi que mes collègues polonais et français, quand je séjournais à Varsovie. On peut se demander si la formule est bien adaptée à notre époque. Elle mériterait à mon avis un bon toilettage.

 

"Le 22 janvier dernier, c’était la Journée nationale de la chips. Elle précédait la Journée nationale, le 5 février, de la prévention du suicide. Celle du sommeil aura lieu le 19 mars et celle du fromage le 8 avril. Mais la langue française, elle, a droit à une semaine complète du 16 au 24 mars. C’est dire combien le pays du duc de Saint-Simon et d’Émile Littré est fier de son patrimoine écrit et oral.

Afin de montrer l’attrait que le français exerce sur les langues étrangères, le ministère de la Culture lance un slogan tonitruant : « Dis-moi dix mots semés au loin ». Les choses vont-elles donc si mal qu’on doive se glorifier de l’adoption de l’adjectif « unique » par les Néerlandais, de la préposition « voilà » par les Britanniques et de l’adverbe (ou du nom) « vis-à-vis » par les Espagnols et les Portugais ? Bref, le ministère nous somme, cette semaine-là, de « chanter, chuchoter, slamer, bloguer, filmer, s’enflammer » avec les mots « atelier, équipe, protéger ou savoir-faire ». Cela fait vraiment rêver. On est impatient de vivre ce grand moment festif. Slamer sur « voilà », l’extase.

Pour nous préparer à cet événement, le ministère a envoyé à la presse un communiqué dont le moins qu’on puisse dire est que la prose n’emprunte pas à Marcel Proust. Il y est question de nos expressions « qui s’installent dans des contrées langagières inattendues », des valeurs « véhiculées » par un « français globalement en expansion », qui unit « 220 millions de locuteurs de langue maternelle ou seconde ». En conclusion, « le français gagne une élégante bataille par mots interposés qui dure depuis des siècles » sic. Je ne connais pas les bureaucrates affectés au succès de cette Semaine de la langue française et de la francophonie et j’ignore si leur « savoir-faire » est « unique », mais ils voudraient décourager d’aimer et de célébrer la langue de Molière qu’ils ne s’y prendraient pas mieux. « Voilà ». "

 

 

 

 

 

 

 

 

06/07/2012

"Hi-ro-shi-ma... c'est ton nom"..Il lui répond : "C'est mon nom, oui. Ton nom à toi est Nevers. Ne-vers-en-Fran-ce*"...

Je cite Le Parisien de ce jour : "L'accident nucléaire de Fukushima a été un désastre créé par l'homme" et non pas simplement provoqué par le séisme et le tsunami géant survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon, a conclu jeudi une commission d'enquête mandatée par le Parlement. L'accident (..) est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et l'opérateur Tepco, et d'un manque de gouvernance de ces mêmes instances, a-t-elle expliqué dans son rapport final. "

La radioactivité ambiante a contaminé la région dans un rayon de 30 km. La zone est interdite à toute circulation. Qu'écrire ?

- Fu-ku-shi-ma... C'est ton nom...

- C'est mon nom, oui. Ton nom à toi est Flamanville. Fla-man-vil-le en France...

Nous sommes tous sur le même bateau face aux risques technologiques.

Je cite sur la même thématique les propos de Patrick Lagadec, directeur de recherche à l’École polytechnique, qui est à l’origine du concept de risque technologique majeur (Journal du Dimanche du 8 juillet 2012). 

 

 "La panne du réseau Orange (du vendredi 6 juillet 2012) est un avertissement (un de plus), qui nous force à ouvrir les yeux sur la vulnérabilité de nos sociétés complexes. Les défaillances majeures de notre siècle seront liées aux réseaux, avec le risque d’arrêt foudroyant et durable d’activités vitales. Vous imaginez les conséquences de la canicule de 2003 amplifiées par un black-out électrique… Ou les problèmes d’approvisionnement, lorsque les hypermarchés ont une journée de stocks de nourriture.

Nous avons vécu sous le principe du 'tout est sous contrôle'. Des plans d’urgence apportaient des réponses codifiées à des problèmes connus, avec garantie de retour à la normale. Nous voici confrontés à des défis plus lourds : le mégachoc, l’instantanéité, les effets domino, l’impossibilité de poser un diagnostic rapide.

Il nous faut atteindre l’excellence en matière de prévention. Mais nous allons devoir nous préparer à l’imprévu : non plus donner toutes les réponses pour ne jamais être pris de court, mais nous attendre à être surpris. Cela suppose de nouvelles capacités collectives pour naviguer dans des univers volatils, inconnus. Pour l’heure, nous sommes désemparés face à l’imprévu, incapables de gérer les “grandes surprises”. C’est un problème culturel plus encore que matériel. Intellectuellement, il nous faut accepter d’aborder une terra incognita, où rien ne sera écrit d’avance. Il est urgent d’apprendre à cartographier ces territoires étrangers et à inventer des modes d’action collective pour que les surprises ne soient pas des défaites coûteuses."

*Hiroshima mon amour, Marguerite Duras

 

 

 

 

05/07/2012

Encore un effort Claude Guéant !

Le Figaro de ce jour relate un entretien que l'ex-ministre de l'Intérieur Claude Guéant, battu en juin aux législatives, a donné aujourd'hui sur France Inter.


"Vivre comme un citoyen ordinaire, ça fait du bien aussi", explique Claude Guéant, très proche collaborateur de Nicolas Sarkozy. "Depuis des années et des années, je vis entouré d'une équipe qui s'occupe de mes petits problèmes, qui me passe mes coups de téléphone, qui me prend les rendez-vous...", déclare-t-il. "Maintenant, je passe mes coups de téléphone moi-même. C'est intéressant d'ailleurs, car ça montre aussi ce qu'est la vie des Français".

Il poursuit, sans se rendre compte de l'énormité de ses propos : "Je dois faire quelques contrôles médicaux, eh bien je vois ce que c'est d'obtenir un rendez-vous, c'est pas si simple que ça!", déplore-t-il. Selon lui, "ça apprend, y compris sur l'action publique et les propositions que l'on peut faire".

Encore un effort Claude Guéant et vous saurez à quoi sert un balai ! A chasser les ministres incompétents ! Heureusement que les électeurs dans leur sagesse ne vous ont pas élu député ! Sinon vous n'auriez pas eu l'occasion d'apprendre à téléphoner !

 

 

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Charlie Hebdo du 11 juillet 2012

28/06/2012

Je ne serai jamais Jeannie Longo

Je lis cette information dans la presse :

"Jeannie Longo, qui a participé à toutes les éditions des Jeux olympiques depuis 1984, n'a pas été retenue dans la sélection qui se rendra à Londres. La doyenne du cyclisme français est abattue."

Quelle tristesse que de ne pas pouvoir décrocher de la compétition sans rechigner, sans se plaindre et sans protester !

Je ne serai jamais Jeannie Longo. Il faut savoir tourner la page et passer à autre chose.

Sans s'accrocher comme une bernique à son rocher. Ou à son vélo !

Humeur du 28 juin 2012